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Les 20 propositions votées par le comité Balladur :
Maj : 26 février 2009
Proposition n° 1 : favoriser les regroupements volontaires de régions et la modification de leurs limites territoriales, pour en réduire le nombre à une quinzaine.
Certaines régions françaises sont moins peuplées que leurs homologues européennes, et leur périmètre est parfois contesté. L'objectif est de leur donner une taille critique de 3 à 4 millions d'habitants. Pour faciliter les regroupements de régions, il est proposé de simplifier la législation en prévoyant que suffiront, dans les régions qui le souhaitent, soit l'assentiment des conseils régionaux, soit un référendum. Pour les modifications des limites des régions, il est proposé que le vote du Parlement ne soit plus requis mais que suffisent les délibérations concordantes des régions et départements concernés, assorti d'un avis favorable des conseils généraux des départements de chaque région.
Proposition n° 2 : favoriser les regroupements volontaires de départements par des dispositions législatives de même nature que pour les régions.
Il n'existe, dans le droit actuel, aucune disposition prévoyant la procédure à suivre lorsque deux départements, ou plus, souhaitent se regrouper. Or, certains départements manifestent cette volonté. Il est donc proposé de transposer aux départements la législation envisagée pour favoriser les regroupements de régions.
Proposition n° 3 : désigner par une même élection, à partir de 2014, les conseillers régionaux et départementaux ; en conséquence supprimer les cantons et procéder à cette élection au scrutin de liste.
Afin de renforcer le rôle des régions tout en les rapprochant des départements et en modernisant le mode d'élection des représentants de la population à chacun de ces deux niveaux d'administration territoriale, il est proposé de procéder simultanément à cette élection, dans le cadre d'un scrutin de liste proportionnel à deux tours assorti d'une prime majoritaire. Les listes présentées le même jour aux suffrages comporteraient autant de candidats que de sièges à pourvoir dans les conseils départementaux. Les premiers de liste seraient, dans une proportion à déterminer en fonction de la population, désignés pour siéger au conseil régional et au conseil départemental, les suivants de liste siégeant exclusivement au conseil départemental. Il s'en déduit que les cantons, même redessinés, seraient des circonscriptions électorales inadaptées. L'élection se déroulerait donc dans le cadre de circonscriptions infra-départementales, de manière à ce que l'identité des territoires continue à être prise en compte à l'échelon départemental et le soit mieux qu'elle ne l'est aujourd'hui au niveau régional.
Proposition n° 4 : achever, avant 2014, la carte de l'intercommunalité.
Presque toutes les communes françaises sont membres d'un groupement de communes, mais, dans certaines régions, la carte de l'intercommunalité demeure inachevée. Il convient que les communes qui ne sont membres ni d'une communauté urbaine, ni d'une communauté d'agglomération ni d'une communauté de communes rejoignent, avant 2014, la forme de groupement correspondant à l'importance de leur population.
Proposition n° 5 : rationaliser, avant 2014, la carte des syndicats de communes.
Afin de simplifier le fonctionnement des administrations locales et de diminuer le nombre des échelons d'administration, il est proposé qu'avant 2014, tous les SIVOM et SIVU soient, lorsque leur périmètre correspond à celui d'un groupement de communes, absorbés par celui-ci et que soient précisées les conditions d'adhésion des communes à des syndicats dont le périmètre ne recoupe que partiellement celui du groupement de communes auquel elles appartiennent.
Proposition n° 6 : ne plus créer de nouveaux « pays » au sens de la loi du 4 février 1995.
La plupart des « pays » ont été des structures de préfiguration des groupements de communes. Ils ont, pour l'essentiel, rempli leur office. Il est donc proposé de proscrire la constitution de nouveaux « pays » au sens où le prévoyait la loi du 4 février 1995.
Proposition n° 7 : instaurer l'élection des organes délibérants des EPCI à fiscalité propre au suffrage universel direct, en même temps et sur la même liste que les conseillers municipaux.
La plupart des groupements de communes exercent, en fait, des compétences très larges, en lieu et place des communes qui les constituent. Or, les organes délibérants de ces groupements ne procèdent que du suffrage indirect. Il est proposé d'étendre le champ de la démocratie locale en prévoyant que les membres de ces organes délibérants soient élus au suffrage direct, en même temps et sur la même liste que les conseillers municipaux, les premiers de liste ayant vocation à siéger au conseil de l'intercommunalité et au conseil municipal de leur commune, les suivants de liste siégeant exclusivement dans leur conseil municipal. Afin que toutes les communes soient représentées dans des conditions satisfaisantes au conseil communautaire, il serait prévu que les critères démographiques de représentation seraient assortis d'une disposition permettant que chaque commune dispose au moins d'un représentant au conseil communautaire. Il se déduit de tout ce qui précède que les mandats exécutifs intercommunaux devraient entrer dans le champ de la législation relative à la limitation du cumul des mandats.
Proposition n° 8 : créer par la loi onze premières métropoles, à compter de 2014, d'autres intercommunalités pouvant ensuite, sur la base du volontariat, accéder à ce statut.
A/. C'est en 1966 qu'ont été créées, par la loi, les communautés urbaines. Pour donner une nouvelle impulsion aux plus importantes d'entre elles et doter notre pays d'agglomérations d'une force suffisante, il est proposé de créer, par la loi, avant 2014, un premier groupe de métropoles (Lyon, Lille, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Nice, Strasbourg, Rouen, Toulon et Rennes), auquel auraient ensuite vocation à se joindre, si elles le souhaitent, les intercommunalités remplissant les conditions posées par cette loi.
B/. Les métropoles ainsi constituées seraient des collectivités locales à statut particulier, exerçant, outre certaines des compétences des communes, les compétences, notamment sociales, dévolues aux départements.
C/. Soit les communes membres des communautés urbaines ou d'agglomération sur la base et dans le périmètre desquelles seraient créées les métropoles auraient la qualité de « villes », personnes morales de droit public dotées de compétences et de ressources fiscales propres et de conseils élus. Les conseillers métropolitains seraient élus sur la même liste et le même jour que les conseillers de villes, selon les modalités déjà décrites pour les autres élections simultanées recommandées par le Comité.
Soit les communes membres des communautés urbaines ou d'agglomération sur la base et dans le périmètre desquelles seraient créées les métropoles conserveraient la qualité de collectivités locales, ce qui impliquerait que soient modifiées les dispositions du cinquième alinéa de l'article 72 de la Constitution, qui proscrivent la tutelle d'une collectivité locale sur une autre. Dans cette hypothèse, les conseillers métropolitains seraient également élus sur la même liste et le même jour que les conseillers municipaux, selon les modalités déjà décrites.
Proposition n° 9 : permettre aux intercommunalités de se transformer en communes nouvelles en redéployant, en leur faveur, les aides à l'intégration des communes.
L'objectif à atteindre est, à terme, que les intercommunalités se transforment en communes de plein exercice, ce qui permettrait à la France de compter des communes fortes, en nombre raisonnable. Afin d'encourager ce mouvement, il est proposé que les aides à l'intégration soient redéployées en faveur des intercommunalités où le besoin d'intégration est le plus manifeste, qu'une date butoir soit fixée par la loi pour l'attribution de ces aides et que, passé le délai ainsi accordé aux communes pour s'engager dans la voie de l'intégration, ces aides soient gelées puis diminuent progressivement.
Proposition n° 10 : réduire d'un tiers les effectifs maximaux des exécutifs intercommunaux.
La France se caractérise par le nombre élevé des membres des exécutifs locaux, en particulier à l'échelon intercommunal. Il en résulte, outre des dépenses de fonctionnement parfois peu justifiées, une dilution des responsabilités. Aussi est-il proposé une réduction d'un tiers des effectifs des exécutifs intercommunaux.
Proposition n° 11 : confirmer la clause de compétence générale au niveau communal (métropoles, communes nouvelles issues des intercommunalités et autres communes) et spécialiser les compétences des départements et des régions.
Une fois définis les champs de compétences respectifs de chaque niveau de collectivités locales, il est proposé que les départements et les régions ne puissent intervenir que dans les domaines de compétences que la loi leur attribue, de manière à limiter les excès des financements croisés. En revanche, afin de garantir aux élus les plus proches des populations et de leurs besoins la capacité de prendre des initiatives dans les cas non prévus par les textes législatifs et réglementaires, les communes dans leur forme actuelle, les communes nouvelles issues des intercommunalités et les métropoles exerceraient, outre leurs compétences d'attribution, une compétence générale. Par ailleurs, les départements conserveraient la faculté d'apporter leur concours aux investissements des communes.
Proposition n° 12 : clarifier la répartition des compétences entre les collectivités locales et entre celles-ci et l'Etat.
La répartition des compétences entre collectivités locales relève de textes multiples et épars. Il est proposé que les pouvoirs publics engagent et mènent à bien avant la fin de la présente législature une révision générale de ces compétences permettant de distinguer les compétences qui doivent demeurer partagées entre plusieurs niveaux d'administration locale, celles qui doivent être attribuées de manière exclusive à une seule catégorie de collectivités locales et celles qui sont susceptibles de faire l'objet de délégations de compétences.
Proposition n° 13 : prévoir, à l'occasion de la révision générale des politiques publiques, de tirer toutes les conséquences des lois de décentralisation, de telle sorte que les services ou parties de services déconcentrés de l'Etat qui interviennent dans le champ de compétences des collectivités locales soient supprimés.
Plus d'un quart de siècle après les grandes lois de décentralisation, l'Etat n'en a pas encore tiré les conséquences en termes d'organisation de ses services déconcentrés et de nombreux doublons subsistent, qui compliquent les procédures de décision et en alourdissent le coût. Il est proposé que chaque fois que l'Etat continue à intervenir dans une matière relevant des compétences exclusives des collectivités locales, il supprime les services ou parties de services déconcentrés correspondants.
Proposition n° 14 : définir, dans le cadre d'un débat annuel au Parlement, un objectif annuel d'évolution de la dépense publique locale.
On peut regretter que, compte tenu de son importance, la dépense publique locale demeure mal connue et ne soit évoquée devant le Parlement qu'à l'occasion du débat d'orientation budgétaire. Pour la clarté du débat démocratique et pour l'information des gestionnaires locaux, il est proposé que le Parlement organise chaque année un débat sur ce point et que celui-ci soit alimenté par un constat mis au point par une instance ad hoc chargée de définir, sous le contrôle du Parlement, des indicateurs de performance et un guide de bonnes pratiques dans la gestion des finances locales. Les collectivités locales seraient ainsi mieux éclairées sur les conséquences de leurs dépenses et notre pays mieux à même de veiller à la cohérence de ses engagements européens.
Proposition n° 15 : réviser les bases foncières des impôts directs locaux et prévoir leur réactualisation tous les six ans.
Actuellement, les bases foncières des impôts directs locaux sont celles fixées en 1970. Il est proposé que la révision de ces bases fasse partie de la réforme globale des collectivités locales, qu'elle s'effectue en fonction de valeurs locatives administrées qui tiennent compte du marché immobilier, que la loi encadre les transferts de charges en résultant pour les contribuables, mette en place un mécanisme d'étalement de ces transferts de charges sur plusieurs années et établisse une procédure automatique de réévaluation tous les six ans.
Proposition n° 16 : compenser intégralement la suppression de la taxe professionnelle par un autre mode de taxation de l'activité économique, fondée notamment sur les valeurs locatives foncières réévaluées et la valeur ajoutée des entreprises.
La suppression annoncée de la taxe professionnelle et sa nécessaire compensation, qui représente un enjeu de quelque 22 milliards d'euros pour les collectivités locales, ont conduit le Comité à réaffirmer son attachement à la persistance d'un lien fiscal entre les entreprises et les collectivités sur le territoire desquelles elles sont implantées. Après avoir examiné les différentes options possibles, le Comité a écarté l'idée d'un partage d'impôts nationaux et celle d'une taxation de la consommation d'énergie, qui frapperait également les ménages. Il propose, afin d'assurer la neutralité de la réforme pour les finances publiques, ce qui nécessite une ressource de 8 milliards d'euros, qu'outre la part foncière, réévaluée, de la taxation des entreprises, celles-ci soient imposées en fonction de la valeur ajoutée qu'elles dégagent, le taux de cette taxation, qui serait affectée aux collectivités locales, ne pouvant excéder un plafond fixé à l'échelon national. Le reste à combler pour les collectivités locales serait financé sous la forme de dotations budgétaires et du transfert de divers impôts indirects, comme la taxe supplémentaire sur les conventions d'assurance.
Proposition n° 17 : limiter les cumuls d'impôts sur une même assiette d'imposition.
Quelque 39 000 entités distinctes disposent, en France, de la capacité de lever l'impôt. Il en résulte une opacité du système fiscal qui nuit à l'exercice de la démocratie locale. Aussi est-il proposé d'éviter qu'un trop grand nombre de niveaux de collectivités locales ne disposent du pouvoir de fixer le taux d'impositions reposant sur une même assiette, tout en laissant à chaque niveau de collectivités locales la possibilité de fixer librement le taux d'au moins une imposition. La répartition proposée par le Comité se rapproche de cet objectif, tout en tenant compte du volume des dépenses exposées par chaque catégorie de collectivités locales.
Proposition n° 18 : créer, en 2014, une collectivité locale à statut particulier, dénommée « Grand Paris » sur le territoire de Paris et des départements de la Seine-Saint-Denis du Val-de-Marne et des Hauts-de-Seine. Cette création serait précédée d'une consultation associant les représentants des collectivités locales intéressées, des partenaires sociaux et des forces économiques.
La Ville de Paris et les trois départements de la « petite couronne » rassemblent plus de six millions d'habitants. Au sein de cet ensemble, les besoins de coordination des politiques publiques sont criants et la voie de la coopération intercommunale n'y a jamais été empruntée, à la différence des communautés urbaines qui existent dans les autres zones urbanisées de notre pays. Aussi est-il proposé, afin de permettre l'émergence d'une grande métropole nouvelle, de créer en 2014, à l'issue d'une consultation publique appropriée, une collectivité locale spécifique, dotée de compétences d'attribution qui seraient celles des départements supprimés et des intercommunalités les plus importantes qui s'y trouvent. Les communes comprises dans le périmètre du « Grand Paris » conserveraient leur qualité de collectivités locales ainsi que le mode de scrutin actuel pour la désignation de leurs conseils municipaux. Les conseillers du « Grand Paris » seraient élus, dans le cadre de circonscriptions découpées à l'intérieur des départements actuels, au scrutin de liste à deux tours à la représentation proportionnelle avec prime majoritaire, les premiers de liste siégeant au conseil régional et les suivants de liste au conseil du « Grand Paris ».
Proposition n° 19 : modifier certaines dispositions du mode de scrutin actuel pour la désignation des membres de l'Assemblée de Corse.
Tant que l'élection de l'Assemblée de Corse reste distincte de celle des assemblées départementales, des modifications à la loi existante, en ce qui concerne la prime majoritaire et les conditions de maintien ou de fusion des listes, permettraient la constitution d'une majorité au sein de cette Assemblée.
Proposition n° 20 : instaurer, dans les départements et régions d'outre-mer, une assemblée unique.
Contrairement à la règle applicable en métropole qui veut qu'une seule collectivité locale administre un même territoire, les départements d'outre-mer ont également le caractère de régions. Les inconvénients qui en résultent sont nombreux, en termes d'exercice de la démocratie locale et de coût de fonctionnement. Il est proposé que ces départements soient administrés, après consultation des électeurs, par une assemblée unique.
Les propositions n° 1, 2, 4, 5, 6, 7, 9, 10, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 19 et 20 ont été adoptées à l'unanimité des membres du Comité.
La proposition n° 3 a été adoptée par la majorité du Comité, MM. Mauroy et Vallini votant contre et M. Verpeaux s'abstenant.
Le A et le C de la proposition n° 8 ont été adoptés à l'unanimité des membres du Comité ; le B a été adopté à la majorité des membres du Comité, MM. Mauroy, Vallini et Julliard votant contre.
La proposition n° 11 a été adoptée par la majorité du Comité, MM. Mauroy et Vallini votant contre et MM. Julliard, Verpeaux et Casanova s'abstenant.
La proposition n° 18 a été adoptée par la majorité du Comité, MM. Mauroy et Vallini votant contre.
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La fin de la crise approche !!!
Je ne suis pas le meilleur économiste de France, sinon cela se saurait. Nonobstant, je pense que nous sommes entrés sans un processus de sortie de crise.
Sur quelle base puis-je tenir de tels propos aussi péremptoires ?
Tout simplement l'observation de phénomènes bien réels et vérifiés depuis des dizaines d'années.
Tout le monde est assez d'avis pour dire qu'une crise a des causes précises, mais qu'elle peut être amplifiée par des raisons que je qualifie de mécaniques.
Chaque fois que l'on déplore la crise dans les média, on engendre une augmentation de la crise. Il en est de même pour les politiques d'opposition, tout pays confondus, qui par leurs déclarations, même si elles sont pertinentes, entretiennent un sentiment de méfiance, donc propice au développement de la crise etc…, etc…
Ces faits ayant bien été étudiés, il en existe d'autres qui ont l'effet inverse et qui sont tout aussi constants.
Le plus connu réside dans la confiance des consommateurs canadiens qui commence, même si c'est pour l'instant timide, a remonter.
Pourquoi, diable, cette confiance est-t-elle aussi importante ?
Tout simplement, parce qu'elle a, comme je le disais plus haut des effets mécaniques.
Les consommateurs canadiens sont d'excellents consommateurs qui achètent canadiens ou américain en priorité. Actuellement, ils se disent prêts à effectuer dans les prochains mois de gros achats.
Cela va profiter à l'économie canadienne et à l'économie américaine, les deux sont très liées, et donc l'économie des USA va redémarrer. Ce qui est bon pour l'économie des USA est bon pour l'économie de l'Europe et ce qui est bon pour l'économie de l'Europe, depuis l'euro, est bon pour l'économie française (fermez le ban).
Sans vouloir jouer à Madame Soleil, j'envisage la situation de la manière suivante.
2009 sera globalement une année difficile pour la France, même si certains indicateurs, pour le deuxième semestre, perdront leur couleur rouge tenace pour nous laisser entrevoir un peu de vert.
2010 sera au premier semestre une année mitigée, en revanche au cours du deuxième semestre, la croissance risque d'atteindre des sommets !!!
Tout cela n'est que le résultat de projections économiques qui ne peuvent, évidemment pas tenir compte des aléas de la vie comme les incidents météorologiques ou des crises politiques…
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CONSOMMATEURS
Nous sommes tous des consommateurs, et pourtant ce vocable commence à être chargé !
De plus en plus de voix s'élèvent pour fustiger la mentalité de "consommateur".
On n'en est pas encore aux propos de Léonid Brejnev, qui lors d'un discours devant les "Komsomols" avait en son temps déclaré que la mentalité de consommateur était anti-sociale et à ranger parmi les phénomènes négatifs et dangereux !!!
Non, certes, mais on en approche. Lors du Grenelle de l'environnement on n'a pas été loin d'entendre des propos similaires. Depuis la crise, il est courant d'entendre : "il faut changer nos habitudes de consommation", "le consumérisme à outrance est une erreur" etc…
Reconnaissons que si le contenu sémantique du terme "consommateur" est beaucoup plus vaste et riche que celui de "client", il commence effectivement à être un peu galvaudé. Toutefois, il implique une notion de droit et de devoir, ce qui n'est pas sans intérêt.
Je n'ai pas vraiment de proposition pour le remplacer, en revanche, en ce qui concerne le secrétariat d'Etat à la consommation, je propose depuis des lustres de le modifier.
Je pense qu'il faudrait un ministère délégué auprès du Premier Ministre en charge de la vie quotidienne, auquel on pourrait rattacher des secrétariats d'Etat tel que celui de la santé, de la jeunesse, du logement de la famille ou encore d'une structure ayant vocation à s'occuper du quart-monde.
Il est évident que la consommation n'est pas, comme beaucoup de secteurs ministériels, verticale, mais horizontale !!!
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Droite - Gauche, une redoutable confusion !
Il convient de rétablir la vérité sur l'expression politique droite/gauche. On a tendance à penser que c'est une invention française. Il n'en est rien, cette expression nous vient de la perfide Albion et plus particulièrement de la chambre des Communes. Dans cette honorable assemblée, les sièges sont disposés sur deux rangées face à face. Le côté droit étant attribué au parti au pouvoir et le côté gauche à l'opposition.
Ainsi lorsque les travaillistes gouvernent, ils sont placés à droite et lorsqu'ils sont dans l'opposition, ils sont à gauche. Ce n'est donc que l'expression d'une situation géographique par rapport à des places dévolues, à un certain moment, au sein de l'assemblée.
Le 9 juillet 1789 lors de la proclamation de l'Assemblée Constituante, les royalistes, garants des valeurs existantes, s'installent, suivant l'usage britannique, à droite du président, les partisans de la révolution se retrouvent à gauche. Être à droite du président signifiait donc être pour l'autorité, la préservation des privilèges acquis et représentait donc ceux qui détenaient la fortune. Être à gauche du siège royal signifiait vouloir le progrès et la transformation de la société et une autre répartition des richesses et représentait donc ceux qui souhaitaient accéder à la fortune.
C'est ainsi que plus de deux siècles plus tard on parle toujours en France de droite ou de gauche et que l'on assimile la droite au capitalisme et la gauche au socialisme.
La première confusion réside dans le fait, que ceux qui pouvaient être considérés comme des capitalistes à cette époque, n'ont plus grand chose à voir par rapport à maintenant et, bien sur, il en est de même pour ceux qui pourraient être assimilés, à cette époque, aux socialistes.
Lorsque l'on ajoute qu'en Russie le champion de la droite, c'est le Parti Communiste en raison du fait qu'il est opposé aux réformes, on s'aperçoit que ces appellations n'ont plus tout à fait de sens.
Pour être complet, il faut préciser que certains pays anglo-saxons se mettent à utiliser le terme "new left". Il serait bien hasardeux de vouloir classer, dans cette appellation un quelconque parti français, tant il serait difficile d'extraire, avec force chirurgie, les éléments dont elle est constituée !
Donc nous sommes un des derniers pays du monde à entretenir une redoutable confusion sur la signification des termes droite et gauche. Ce n'est pas la pitoyable tentative d'explication de Bayrou qui risque d'amener un peu de lumière dans cette classification quelque peu obscurantiste. Il est sans doute grand temps de définir d'autres contenus sémantiques pour situer les tendances politiques, mais il s'agit là d'un vaste problème et l'ambiguïté risque de perdurer de nombreux lustres.
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DGCCRF menacée, Consommateurs en danger !
Sous couvert de réformes positives et modernistes, le gouvernement est en train de se débarrasser de tout ce qui pourrait contrarier ses projets de dérégulation libérale ou de centralisation de tous les pouvoirs.
Ainsi, après les journalistes qui osent écrire sur ce qui fâche, après l'INSEE, qui gène avec ses chiffres du chômage et de la (dé-)croissance, après la télévision publique qui n'est pas assez docile, et après les juges d'instruction, trop puissants et trop autonomes, vient le tour de la DGCCRF, car LA DGCCRF DÉRANGE !
Sous ce sigle se cache une administration que vous connaissez et qui a déjà œuvré pour vous sans que vous ne le sachiez : c'est le « service des fraudes », qui vous a permis :
- de ne pas être grugés par de faux rabais lors des soldes ; - de ne pas être intoxiqués par des aliments impropres à la consommation lorsque vous allez au restaurant sur votre lieu de vacances ; - de ne pas être électrocutés par une guirlande de Noël fabriquée au mépris des normes de sécurité ; - de ne pas voir vos enfants mutilés par un jouet dangereux ou intoxiqués par du lait à la mélamine ; - de faire condamner les escrocs qui abusent de la faiblesse de vos parents âgés pour leur soutirer des engagements exorbitants. Utile aux petits, la DGCCRF gêne les « grands » ! Demain, vous, consommateurs, comment ferez-vous pour faire respecter vos droits à la loyauté et à la sécurité dans vos rapports avec les professionnels ?
Vous, entrepreneurs, comment ferez-vous pour pérenniser votre activité lorsque vos concurrents vous voleront des clients et des parts de marchés en ne respectant pas les lois que vous marquez un point d'honneur à observer scrupuleusement ?
Sûrement pas en faisant appel à la DGCCRF car elle n'existera plus ! C'est ce qui se prépare aujourd'hui : après avoir mis la main sur la mission de lutte contre les ententes et les abus de position de dominante assurée par la DGCCRF, le gouvernement entend faire cadeau de ce qui reste de cette administration d'Etat aux préfets. Adieu l'indépendance des enquêteurs ! Adieu leur compétence technique ! Adieu la garantie d'une égalité de traitement des citoyens sur tout le territoire national !
Bonjour les opérations d'opportunité politique locale, le copinage et le lobbying ! Bonjour les petits contrôles bidons inutiles ! Bonjour les discriminations entre citoyens d'un département à l'autre !
Pour vous défendre, vous pourrez toujours aller au tribunal … seul ! C'est l'histoire du pot de terre contre le pot de fer !
Aujourd'hui, préserver en l'état le seul service de contrôle qui assure en France conjointement la qualité et la sécurité des produits ainsi que la loyauté des transactions commerciales, c'est conserver un moyen de régulation de l'économie.
C'est l'absence de régulation efficace qui a plongé le monde dans la crise que nous connaissons aujourd'hui et qui laisse sur le carreau autant de Français et de Lorrains en particulier !
Si vous voulez encore être protégés par un service dont l'efficacité est reconnue, ne laissez pas le gouvernement casser ce service public !
Ne laissez pas le gouvernement sacrifier la sécurité de tous !
Signez notre pétition (cf.article 4) et exigez une administration indépendante du pouvoir politique et des pressions économiques locales !
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